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Non-essentiel...

Nous voici donc rangés dans la pile de ceux dont on peut se passer. La crise sanitaire ne fait que dévoiler la considération que le pouvoir politique a pour la culture.

Car oui, qu’il n’y ait pas de méprise : considérer la culture comme non essentiel est un choix politique, cela n’entre pas dans le champ des précautions sanitaires.

On est fermé

Non-essentiel...

Un choix politique qui considère comme plus essentiel de maintenir les commerces ouverts en période de solde pour y faire des achats par nature non-essentiels puisqu’il s’agit avant tout de faire de bonnes affaires sur le dos des travailleurs non masqués et non vaccinés du tiers monde, que de permettre au public d’aller vers le vrai essentiel : nourrir le lien humain, rêver, élever l’esprit, réfléchir à sa condition, comprendre d’où on vient, qui est l’autre, ce qui unit l’humanité,...
Si le choix était réellement sanitaire, on ferait comme dans ces mêmes commerces : on édicterait des règles. Pas plus de x personnes à la fois, distances de sécurité, port du masque, gel hydro alcoolique,...
Mais le choix est politique, l’incohérence des décisions en est la meilleure preuve.
Nous avons joué cet été dans le respect des conditions qui nous étaient fixées : en extérieur, avec balisage pour le public, gel hydro-alcoolique, port du masque, un banc par bulle familiale, distance entre bancs d’un mètre cinquante... Un public qui attend en file qu’on l’installe et je le répète le tout en extérieur. Honnêtement comment considérer que nous représenterions un risque plus élevé que ce que nous sommes tous amenés à constater dans les artères commerçantes, dans les entreprises, les écoles et dans les transports en commun ?
Il s’agit donc bien de considérer que la culture est plus superficielle qu’une paire de chaussettes en solde et ce malgré les 250.000 travailleurs de la culture dans notre pays et les 48 milliards d’euros de chiffre d’affaire.

Ce qui est inquiétant c’est que la politique ne tient plus compte de l’humain, la politique n’a qu’une vision économique de la société et de surcroît erronée selon de nombreux économistes.

Plus de sport, un système d’enseignement sous perfusion, une culture à l’arrêt, « ils » ne se préoccupent plus que de faire de nous des consommateurs, des êtres autocentrés sur le bien-être matériel, avec son lot d’exclus qu’on encadre d’une police surarmée, son lot de nantis qu’on ne se donne pas les moyens de contrôler fiscalement, son lot d’extrémistes qu’on agite comme des loups dans les contes d’enfants.

Oui tout cela n’est qu’un choix politique qui nous mène toujours plus vers une société de replis sur soi, de catastrophe climatique et humanitaire...

Oui dans le fond, nous le savons tous, ce qui rend heureux c’est d’être entourés d’amis, de faire un bon repas avec des produits de qualité en écoutant de la bonne musique, en lisant un bon bouquin, en regardant un bon film, ou un bon spectacle, en ayant des enfants bien préparés à leurs vies d’adultes, en ayant la conscience apaisée par une consommation raisonnée, en étant aimable et aimé.